L’avenir du travail

Les avancées technologiques transformeront le marché de l’emploi et un grand nombre de jeunes devront faire face à la pénurie des emplois productifs. Comment le réseau fera-t-il face à la baisse du taux d’emploi et comment pourra-t-il aider les communautés et les jeunes à s’adapter à ce nouveau monde du travail ?

 

Les avancées technologiques comme l’intelligence artificielle (IA), la robotique, l’automatisation et l’informatique quantique font annoncer aux observateurs l’apparition d’une « quatrième révolution industrielle ». Les pays du monde entier examinent les incidences que ces avancées pourraient avoir sur leur économie et leur main-d’œuvre. Toutes les révolutions qu’ont connues les modes de production dans le passé ont créé de nouveaux types d’emplois à long terme tout en déplaçant d’innombrables emplois à court terme. 

On prévoit un profond déplacement de l’emploi, en particulier dans les régions d’Afrique et d’Asie à l’économie fragile. Si elle parvient à maintenir le même niveau d’automatisation que les pays occidentaux, la Chine, qui compte 1,36 milliard d’habitants, pourrait éventuellement se retrouver avec plus de 600millions de personnes à la recherche de nouveaux modes de travail et de vie. Contrairement aux modèles qui ont prévalu au XXe siècle, on observe à présent une chute du taux d’emploi par rapport à la population, et nombre des tendances technologiques sous-jacentes vont vraisemblablement passer rapidement de l’informatisation des processus de production à la perturbation des emplois dans le secteur des services. En Afrique, où le pourcentage de jeunes commence à exploser, nombre d’entre eux risquent de se retrouver inactifs, sans emploi, ce qui pourrait entraîner des troubles et des migrations de masse vers les villes, et ainsi exacerber les problèmes existants en milieu urbain. En outre, dans les pays à revenu intermédiaire, il n’existe pas uniquement un problème de demande et d’offre d’emplois sur le marché, mais aussi un problème de manque d’intérêt des jeunes pour les emplois disponibles. Les jeunes et les nouveaux diplômés sont de moins en moins intéressés par les modalités de travail conventionnelles et préfèrent plutôt des conditions de travail et une activité fondées sur l’entrepreneuriat et la créativité.

Éléments et points de friction devant être pris en considération par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge

  • De quelle façon la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge peuvent-ils repenser les programmes de développement d’aptitudes, d’éducation et de soutien aux moyens de subsistance/à l’entrepreneuriat dans l’optique des compétences et des emplois du futur ? Comment pouvons-nous soutenir nos jeunes volontaires dans ces domaines ?
  • En quoi nos stratégies et notre planification internes en matière de ressources humaines sont susceptibles de devoir évoluer pour tenir compte des conséquences de l’évolution du travail et pour garantir que nous attirons une main d’œuvre forte, hautement compétente, créative et motivée ?

Qu’en pensezvous ?

Y a-t-il d’autres éléments relatifs à cette tendance que nous devrions envisager ?

Comment pensez-vous que cela affectera la vulnérabilité et la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge?

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